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Après une licence en économie-sociologie à l’Université Toulouse II Jean-Jaurès en 2013, Alan Jeuland débute sa pratique artistique par le design et l’artisanat à l’ISCID, pour ensuite s’orienter vers la photographie en 2017 au sein de l’École supérieure des arts de l’image, Le 75, à Bruxelles. Il y développe une photographie documentaire où son intérêt pour l’image et ses questionnements contemporains croisent la pratique de l’enquête et de la recherche, l’ensemble principalement engagé autour de questions sociopolitiques. Sa pratique s’attache à explorer la manière dont la photographie peut révéler des dynamiques souvent invisibilisées.

En 2020, il cofonde avec Brieuc Weulersse et Charles Pigneul les Éditions La CAB, maison dédiée à la photographie contemporaine, et y publie son premier livre, « 1 heure et 1 kilomètre ». Ont suivi « On est venus ici pour la vue » de Pauline Vanden Neste et Tom Lyon, sélectionné au Belgium Photobook Arles, « La nuit, tu mens » d’Ambre Husson, présélectionné au prix du livre des Rencontres d’Arles 2022, « Cataracta Solis » d’Anna Haillot, « Neu » de Lucas Castel et « The Art of Living Twice » de Simen Lambrecht.

En 2021, il achève le premier volet de « Contre-coups », série consacrée aux violences policières, lauréate de la Jeune Photographie Occitanie, exposée à Safelight Berlin en 2023 et projetée à la Nuit de la photographie du festival 9PH à Lyon en 2025. Début 2024, il présente « I’m so happy to see you », aussi appelée « La mise à mort du colibri », au Photo Brussels Festival, à La Nombreuse : une critique des pratiques liées au développement personnel et, plus largement, à la psychologie positive. Il entame aujourd’hui « Brigade blanche », un travail photographique autour des médecins cubains.